La Disparitions des vautours

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Soutenue par l’Agence VU’ 
& le Fonds Régnier pour la création




La Disparition des vautours - Inde 2024 / 2026

Soutenue par l’Agence VU’ 
et le Fonds Régnier pour la création

Expositions  :

Passées

2026
09.09 / 10.10 — Galerie VU’, Paris — MP6

2025

28.05 Sunbath, Paris — “Meanwhile” / Collective
30.10  Rose Galerie, Namur — “Convergence” / Collective

Sans en connaître le sens, depuis l’enfance, j’avais autour du cou un ange. Fereshte. L’ange du zoroastrisme, religion née en Iran au 7e siècle avant notre ère. Après l’invasion musulmane, les zoroastriens trouvent refuge en Inde. Aujourd’hui, leur communauté y compte des dizaines de milliers d’adeptes. Leur lien avec l’Iran est complexe : entre reconnaissance profonde pour les ancêtres, et rupture.

Fils d’exilé, je cherche dans d’autres vies les échos du déracinement. Je poursuis cette mémoire en mouvement, à travers d’autres corps, d’autres terres, pour combler ma part iranienne, transmise par mon père. Son départ de l’Iran, douloureux, mon père nous l’a raconté, fragmenté, tout au long de nos vies. Malgré son éducation musulmane il s’estime zoroastrien, comme de nombreux Iraniens exilés.

De 2024 à 2026, c’est donc en Inde que je remonte le fil de mon lien avec l’Iran. Des voyages sans préparation ni images préconçues, guidés par les rencontres. J’ai enquêté, parfois avec indiscrétion, auprès de toute personne disposée à me donner un indice sur cette religion presque secrète. J’ai enregistré, noté, dessiné ce qu’ils me racontaient, émerveillé comme si je conversais avec le passé. Photographié pour éterniser ce que je vivais, mais aussi comme preuve de l’existence, même partielle, de ces racines iraniennes.

Je suis rentré léger, comme si tout cela ne m’appartenait plus. La nuit de mon retour, dans mon sommeil, Fereshte s’est arraché de mon cou. Depuis je ne le porte plus.